STAMARO | Retour sur son expérience à Centrale 7

Résident pendant deux semaines à Centrale 7, Stamaro nous raconte son expérience…

Stan Morin est un dessinateur qui vit et travaille en région parisienne. Il dessine depuis de nombreuses années des ambiances pour la communication événementielle et l’architecture.

Il y a une dizaine d’années, il est traversé par un élan créatif qui le pousse vers l’atelier de gravure Bo Halbirk à Paris. Il y travaille intensément et produit une série de monotypes grand format. Procédant par effacement de l’encre au moyen d’un chiffon nommé Tarlatane, il offre une large place à l’inattendu et laisse surgir de l’ombre des êtres de chair. C’est en choisissant le pseudonyme de Stamaro qu’il expose cette série en région parisienne (Sèvres, Clamart et Meudon) puis au Luxembourg.

Dans cet atelier collectif formé autour de Bo Halbirk par un groupe d’artistes résidents à la Cité Internationale des Arts, il découvre la joie de la rencontre et du partage entre artistes venant des quatre coins du monde.

En 2018, sa découverte de la danse (danse libre, danse contemporaine et contact improvisation) lui permet d’expérimenter le lâcher-prise, soutenu par une attention fine. Il apprend à naviguer avec son intuition pour laisser exister l’instant… Ces expérimentations dansées ont influencé sa pratique du dessin. Aujourd’hui, il dessine comme il danse : sans attentes et dans une attention soutenue à l’instant.

Sa résidence à Centrale 7 était l’occasion de faire évoluer ses œuvres, de passer plus de temps sur ses dessins et d’expérimenter différentes échelles et différents matériaux. Sa résidence lui a permis d’engager son corps dans son travail de création.

Centrale 7 a été « un lieu idéal comme laboratoire pour une immersion dans la création tout en croisant les regards par de nouvelles rencontres artistiques », assure Stamaro.  Il y a découvert des passionnés et un accueil chaleureux, ce qui a participé à son épanouissement à la fois personnel et artistique. Selon lui, cette résidence a été « un point de pivot vers une nouvelle étape de sa vie d’artiste ».